Mange Lille ! agnès b.

Durant l’été 2015, à l’occasion de l’exposition Regards sur la collection d’agnès b. au LaM, j’ai invité 5 chefs cuisiniers, tous membres de l’association Mange, Lille !, Ensemble, nous avons conçu un projet artistique durant lequel ils ont proposé des « bouchés » inspirées par leurs regards sur 5 oeuvres exposées :
Nicolas Pourcheresse/Don’t do it, Futura ; Eric Delerue/Spirals, Louise Bourgeois ; Steven Ramon/ Exist, Xatrec ; Corrado Barberis/ Mappa del Mondo, Alighiero e Boetti ; Nicolas Rucheton/Sans-titre, Vyakul ; Olivier Vandromme/ Life is beautifull, Robert Filliou.

Photos : © Stal, 2016

Exposition La ville inadaptée

Exposition du 19.04 au 20.07.2013
La Tôlerie, espace d’art contemporain, la ville de Clermont-Ferrand
www.lavilleinadaptée.eu
IMG_2667
Artistes : Yves Belorgey, Simon Boudvin, Luc Deleu, Séverine Hubard, Zhenchen Liu, Christina Solomoukha, Rapahël Zarka

L’exposition propose de réfléchir au rapport que nous entretenons avec notre environnement architectural et urbain à travers la notion « d’approprié » ou « d’adapté/inadapté ». Le concept de la cité, porté par les sociétés modernes depuis la charte d’Athènes, est-il adapté à notre expérience de la ville ?
Empruntant la notion « d’inadaptée » à l’architecte et artiste belge Luc Deleu, cette exposition met en exergue un questionnement sur le changement et l’évolution de nos environnements en fonction des usages et des pratiques que nous en avons. Penser un organisme architectural ou urbain en fonction d’une situation, d’une fonction ou d’un désir, n’est – ce pas faire en sorte qu’il soit inadapté lorsque le contexte aura changé. Quel devenir, dans ce cas, pour ces formes construites de la ville qui sont pensées à priori ?

L’exposition présentait les œuvres de 7 artistes internationaux qui, chacun à leur manière, portent un regard critique sur nos milieux urbains. Ainsi, l’inadapté se révèle dans des œuvres dont les artistes empruntent leurs protocoles à la pratique de l’archéologie (Simon Boudevin, Zhenchen Liu) ou à celle du documentaire (Yves Belorgey), répondant ainsi à une nécessité de documenter et d’analyser le monde qui nous entoure. L’archéologie d’un site urbain en révèle parfois son caractère inapproprié. Ces pratiques mettent en évidence les formes déchues, les reliques d’une construction dont l’inadaptation  ne lui a pas permis de traverser le temps.
Cette exposition fut également l’occasion de découvrir une nouvelle production in situ de Séverine Hubard qui emprunte régulièrement aux domaines de l’architecture et de l’urbanisme dans des installations qui jouent souvent sur des notions d’échelle, de prototypes, faites d’assemblages de matériaux et d’objets les plus hétéroclites.
L’exposition a également mis en évidence le paroxysme du modernisme architectural depuis la charte d’Athènes. La vidéo Under Construction de Zhenchen Liu et l’installation de Kristina Solomoukha, City of Continuous Present – œuvre dont la présentation a été repensée pour l’espace de la Tôlerie – révèle ce mouvement général qui anime les grandes métropoles des pays émergeants et qui modèle le visage des villes en fonction des mutations économiques. L’exposition proposa également de porter un regard sur ceux qui détournent les codes et les éléments urbains. Raphaël Zarka, dans Riding Modern Art, questionne la réappropriation par les skateurs, d’espaces urbains et plus spécifiquement de la sculpture moderne dans l’espace public.

 
Vues d’expositions : © Benoit Villain et les artistes, 2016
Image

Exposition Over the Rainbow

Exposition, septembre – novembre 2008 / novembre 2008 – Janvier 2009 Espace Le Carré, Lille / École Supérieure des Beaux-arts de Nantes
Artistes : Pierre Ardouvin, Philippe Bazin, Jean-Sylvain Bieth, Marie-Laure Cazin, Philippe Cognée, Mohamed El Baz, Carlos Franklin, Claire Fontaine, Les Guérilla Girls, Laurent Mareschal, Cédric Noël, Eric Rondepierre, Luc Tuymans

Cette exposition collective présenta les oeuvres de 13 artistes internationaux, réunies sous l’angle de la diversité, diversité des techniques (vidéo, installation, peinture, photographie, arts graphiques) mais aussi diversité des thématiques et des recherches menées par les artistes. Il ne s’agissait pas de proposer une exposition thématique, mais plutôt de concevoir l’exposition comme un moment de flânerie au coeur d’une foule. De cette démarche, se dégage une sélection mettant en avant des notions aussi diverses que celle de la couleur, de la contamination, de la propagation, du mélange ou encore du territoire.

This collective exhibition showed the works of 13 international artists. The presented works, which are from artist’s or public collections, have been gathered from the angle of diversity – technical diversity (video, installation, painting, photography, graphic arts) and also diversity of themes and research led by the artists. This is not about showing a thematic exhibition, but rather to conceive the exhibition as a moment of saunter at the heart of a crowd. This approach allows a selection to come out, putting forward notions as diverse as the colour, the contamination, the propagation, the blend or the territory.